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  • : le blog officiel de Koulou dessinateur BD - Auteur de la série "Le Monde de Titus" Publiée aux éditions Grrr...Art
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25 août 2006 5 25 /08 /août /2006 00:12
Saviez-vous que les Kapirigäns sont passés maîtres dans la fabrication des pipes. A la réflexion, il eut été surprenant d‘ailleurs qu’ils ne le fussent pas (En effet, ces dernières sont faites en racine de bruyère, pour ceux d’entre vous qui l’ignorent). On en trouve chez eux de toutes les tailles et de toutes les formes. En voici une qu’on m’a offerte quand j’étais là-bas.
 
 
cliquez sur l'image pour l'agrandir
 
Il est d’usage de fumer la pipe le soir à la veillée en discutant des évènements de la journée. Cependant c’est le privilège des gens âgés seulement. C’est à dire que, pour les Kapirigäns dont la longévité est en moyenne de 150 ans, il n’est permis de fumer chez eux qu’à partir de sa 100ème année. Bien sûr, les invités font exception à la règle, aussi m’a-t-on offert de fumer plus d’une fois, bien que je n’aie pas encore vécu les deux premiers tiers de mon existence (enfin, je l‘espère!) et malgré le fait que j’avais depuis peu arrêté! Ce qui m’a mis chaque fois dans l’embarras… Enfin heureusement, j’en suis revenu aussi non-fumeur qu’en arrivant. Ceci dit, les Kapirigäns ne fument pas de tabac comme nous mais un mélange d’herbes de leur composition qui ne causerait pas d’accoutumance à ce qu‘ils m’ont affirmé. J’ai malgré tout préféré ne pas essayer, au cas où ça me redonnerait l’envie du tabac… Ce n’est pas une mauvaise idée au font de s’autoriser certaines choses mauvaises pour la santé qu’à partir d’un âge avancé. On peut en effet supposer qu’il ne nous reste plus assez de temps à vivre pour que les problèmes apparaissent; inutile donc de s’en soucier. On profite ainsi des avantages sans les inconvénients.
********
Je n’ai évidemment pas pu m’empêcher de revenir sur la question de la non-fidélité qui rend la culture de ce petit peuple si étrange à nos yeux. Cela n’a d’ailleurs pas manqué d’amuser mes interlocuteurs qui voient dans cette incompréhension un signe d‘immaturité de notre part. Voyant mon étonnement persistant concernant ce sujet, il est un Kapirigän (assez âgé, si j’en croit la pipe qu’il fumait) nommé Stelhern qui à finit par tenter de mettre à la portée de mon intelligence humaine cette idée apparemment si difficile à accepter pour nous. Donc, après un long moment de réflexion, il me dit ceci:
 
« Le problème avec vous les Hommes, c’est que vous vivez dans la confusion permanente dès lors qu‘il s‘agit de vos sentiments amoureux… Vous mélangez tout. Considérez le pays où vous êtes nés… Là où vous avez grandit… Cet endroit unique que nul autre ne pourra jamais remplacer dans votre cœur… Vous interdisez-vous pour autant de voyager? De découvrir et d’aimer d’autres pays? Non, si j’en juge à votre présence ici (il eut un large sourire et me lança un regard plein de malice) … Ceci parce que vous savez bien que cela ne va pas, ne peut pas, détruire ce lien unique qui vous relie à votre terre natale, car au fond de vous, vous sentez qu’il est indestructible. De la même façon, vous éprouvez un attachement irremplaçable, tout comme nous, pour votre langue maternelle. Vous pourrez apprendre toutes les langues du Monde au cours de votre vie, aucune ne vous manquera autant que celle-ci lorsque vous serez trop longtemps sans pouvoir la parler avec d’autres.
Eh bien, il en est de même pour nous concernant les liens amoureux. Nous nous marions autant que vous, vous savez? Simplement, nous le faisons lorsque nous pensons avoir trouver la personne que nulle autre ne remplacera jamais… Celle qui, quoi qu’il arrive, nous manquera toujours, alors celle-là oui, nous l’épousons. Mais de grâce, pourquoi ensuite s’interdire de vivre? Pourquoi se priver de toutes autres aventures? De toutes autres expériences? La personne que nous épousons est comme notre patrie, comme notre langue natale… Nous ne pourrons plus vivre loin d’elle longtemps sans en éprouver une profonde nostalgie… C’est toujours elle que nous préfèrerons. Ce n’est pas pour autant que nous acceptons de cesser de vivre. Et encore moins de voir notre conjoint tant aimé se priver de vivre à son tour. C’est en cela que nous pensons que vous les humains êtes dans la confusion. Dans bien des domaines comme je l’ai dit, vous ne vous trompez pas, vous faîtes correctement la part des choses… Et puis soudain, pour celui-là, vous faites cette confusion immense. Depuis quand cesser de manger autre chose que du blé garantit que vous aimerez toujours le blé plus que tout autre aliment? ça n'a jamais été le cas, bien sûr… Vous le savez bien. Alors pourquoi continuez-vous à vous priver du reste? »
 
Je dois vous avouer que j’en suis resté pantois et que depuis… Cette surprenante façon d’aborder la question me travaille sérieusement. En effet… Pourquoi donc considérons-nous la vie sous cet angle privatif dans le seul domaine de nos liens affectifs et pas dans les autres? Je n’ai toujours pas la réponse à cette question…
 
Quand je vous dis que les voyages forment la jeunesse! Voilà une rencontre comme je les aime ! De celles qui ne vous laissent pas indifférent, qui vous font réfléchir qui vous transforment… C’est bien pourquoi j’aime tant voyager de par le Monde… Non pas pour les contrées certes merveilleuses qu’on y découvre alors, mais bien pour tous ces gens exceptionnels que l’on croise sur sa route. Car j’en suis convaincu aujourd’hui, chacun, quel qu’il soit, est absolument singulier… Chacun est une exception extraordinaire qui mérite mille fois d’exister. Qu'on se le dise...
  
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23 août 2006 3 23 /08 /août /2006 23:48


J’ai fait ces deux croquis du paysage de cette singulière contrée où vivent les Kapirigäns. L’un des Falaises côté Mer, l’autre de la lande côté terre.  Pour qui arriverait par l’Océan, il n’y a nulle part ou accoster. Pas la moindre crique, pas la moindre plage. C’est pourquoi les nains n’ont construit aucune forteresse dans cette partie du pays.

Sur le second, vous pouvez contempler un alignement de menhirs caractéristique. Les Kapirigäns ont un immense respect pour l’environnement. Je crois d’ailleurs qu’ils vénèrent une Déesse qui représente symboliquement « L’Esprit de La Nature ». Ce pourquoi ils prennent soins de ne jamais emprunter le même itinéraire pour se rendre d’un point à un autre, de façon à ne pas créer de sentiers visibles à travers le tapis de bruyère (sans doute aussi pour rendre moins facile à repérer l‘entrée de leurs habitations souterraines). Ils sont aidés en cela par leurs pieds terminés par des sabots étroits. On imagine mal suivre le même exemple. Nous qui aimons réduire au maximum nos itinéraires… Une telle pratique nous serait vite insupportable.

Dans le même esprit, ils ont aussi pour habitude de donner un nom à chaque amas rocheux que l’on aperçoit ça et là dressés dans la plaine. Ils sont habitués à les distinguer les uns des autres et sont comme ça en mesure de se donner rendez-vous à tel ou tel endroit sans erreur. Une coutume bien utile pour qui veux s’y retrouver dans ce paysage aussi régulièrement monotone quand il n’y a aucun chemin à suivre; guère plus d’arbres, et pas le moindre bâtiment…  Autant dire, pour nous, aucun point de repère. Ils sont donc bien plus à l’aise que quiconque sur leur propre terrain puisqu’ils en connaissent ainsi chaque recoins avec précision. Je crois même que chaque menhir à son nom également. Bien sûr, sachant cela on ne serait pas tellement plus avancer car nous n’avons pas comme eux l’œil exercé à distinguer du premier coup d’œil un menhir d’un autre. Que voulez-vous? À chaque mode de vie les spécificités qui vont avec.
Enfin… pour qui veut se rendre dans cette région, je recommanderais d’éviter à tout prix le mois d’Août… à cette époque de l’année les bruyères sont infestées d’aoûtas !

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22 août 2006 2 22 /08 /août /2006 23:42

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Voici Merhen (prononcez mèreune en roulant le ‘R‘ et en mettant l‘accent tonic sur la première voyelle). C’est le premier Kapirigän que j’ai rencontré lors de mes voyages. La morphologie de ces petits êtres est des plus surprenantes. Comme vous le voyez, ils sont pourvus de pattes arrières de chèvres et d’une queue de… De ce que vous voudrez… Les courtes cornes qu’ils portent ne sont pas l’exclusivité des hommes. Les femmes en sont pourvues tout autant, mais l’on trouve quelques rares cas des deux sexes qui en soient totalement dépourvus. 
Les Kapirigäns vivent en bordure du Grand Océan qui borde le Royaume Nain à l‘Ouest. C’est une région essentiellement constituée de falaises côtières côté mer et de landes de rocaille et de bruyères côté terre. C’est une Contrée pauvre et désertique assez régulièrement battue pas des vents violents. Mais elle sait être magnifique à son heure, notamment à l’époque ou les bruyères sont en fleur. Le sol est alors recouvert de coussins fleuris mauves violacés s’étalant à perte de vue. Les Kapiragäns ne construisent pas d’habitations. Comme ils ne mesurent pas plus de quarante centimètres de haut à l‘âge adulte, ils se creusent des grottes dans la roche sous la Lande. Les seuls édifices qu’ils consentent à ériger à l’air libre sont en fait les menhirs. On en trouve un nombre impressionnant dans cette région. Il semblerait - mais je n’ai pas pu vérifié cette allégation - qu’un menhir soit dressé à chaque fois qu’une nouvelle grotte d’habitation est créée. 
Si c’est exact, cela nous permet de nous faire une idée de l’importance de la population de ce peuple dans cette région. Encore qu’on ignore si chacun de ces foyers est encore habité aujourd’hui.
Étant donné ma taille, je n’ai évidemment pas pu visiter une de ces demeures souterraines. Je ne suis donc pas en mesure, hélas, de vous en faire le dessin.
 
 
Je ne sais pas grand chose d’autre des Kapirigäns, sinon qu’ils sont strictement végétaliens; qu’ils aiment boire, danser et faire la fête; que ce sont, en général, de forts bons musiciens et qu’ils n’ont aucune idée, mais alors aucune, de ce que signifie le terme « fidélité » quand il s’applique aux relations intimes. C’est en tous cas tout ce que j’ai pu obtenir de Merhen lors de mes discutions avec lui au sujet de des us et coutumes de sont peuple. Pour le reste, la discrétion et le mode de vie souterrain des Kapirigäns nous empêchent d’en savoir d’avantage sur eux. Ce que je peux en dire par contre, c’est que j’ai été fort bien accueilli et fort bien traité par tous ceux que j’ai rencontré. Si donc il vous arrivait de passer par cette contrée singulière et que vous ayez la chance d’en rencontrer comme ce fut mon cas, vous pourrez toujours leur rappeler mon nom, ça vous facilitera peut-être un peu les contacts.    
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18 août 2006 5 18 /08 /août /2006 03:08

Euzintz Couleur

 Juste une petite mise en couleur rapide de mon ami Euzïnts... Réalisée de tête d'après mon croquis préalable. Je trouvais domage de vous laisser dans l'ignorance de la couleur de ses grands yeux noisettes. (L'encrage n'est pas transcendant, je l'ai fait un peu vite à la palette graphique).

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26 juillet 2006 3 26 /07 /juillet /2006 12:56

Comme tout un chacun, j'ai appris à l'école que les menhirs et les dolmens avaient été dressés par nos ancêtres au néolithique. Nos historiens ont fait ce qu'ils ont pu pour expliquer la présence de ces étranges constructions primitives mais... Ignorant tout de l'existence du Petit Peuple, ils se sont évidemment trompés. En effet, même si certains dolmens abritent aujourd'hui des tombes humaines anciennes, la majorité d'entre eux ont en fait été érigés par les korrigans dans la période préhistorique. Avant que l'Homme ne colonise toute la planète et commence à devenir « gênant » pour le Petit Peuple. Ne riez pas, c'est un historien gnome qui me l'a révélé. Il l'avait lui-même appris de la bouche même d'un Hënt pluri centenaire (Les Hënt, vous savez bien, les hommes-arbres) qui prétendait quant à lui que son arrière grand-père avait connu cette époque dans sa jeunesse et avait assisté à la construction de plusieurs dolmens par les korrigans.

À l'origine, les dolmens sont en fait les salles des fêtes des korrigans. Ils les ont dressés en ayant recours à la magie. Ils s'y réunissaient autrefois à différent moment de l'année pour célébrer les rites et les fêtes de leur calendrier. Avec l'arrivée et la domination des hommes bien sûr, ils ont dû y renoncer et vivre cachés. On ne les entrevoit plus que très rarement de nos jours à proximité de ces édifices. Il n'en demeure pas moins que dans les coins les plus reculés... Certaines nuits de pleine lune... Il leur arrive encore d'y célébrer de grandes fêtes.        

 

 

 

 

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